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On va plus loin que le “Made in Belgium”… et voici pourquoi ça change tout

Fabrication locale ne signifie pas forcément ingrédients locaux : décryptage d’une nuance essentielle en cosmétique naturelle.
25 février 2026 par
Siprès

Quand vous voyez la mention Made in Belgium sur un cosmétique, vous vous dites probablement : “Parfait, c’est local.”

Et vous avez raison… en partie.

Mais ce que cette mention signifie réellement est plus technique et beaucoup moins complet que ce que l’on imagine.

Selon la réglementation européenne, un produit peut être qualifié de Made in Belgium si sa dernière transformation substantielle a eu lieu en Belgique. Concrètement, cela veut dire que la formulation, le mélange, la fabrication ou encore le remplissage final ont été réalisés sur le territoire belge.

En revanche, les matières premières peuvent venir de n’importe où dans le monde.

Oui, un cosmétique peut être Made in Belgium tout en ayant parcouru des milliers de kilomètres avant d’arriver dans votre salle de bain.

Et c’est là que tout se joue.


Ce qui compte vraiment : l’origine des ingrédients

En cosmétique naturelle, la qualité d’un soin dépend directement de la qualité et de la fraîcheur de ses matières premières.

Prenons un exemple concret : l’huile de bourrache.

Près de 98 % de la production mondiale provient de Chine. Ces huiles sont souvent produites à grande échelle, via raffinage plutôt que pression à froid, transportées en conteneurs pendant plusieurs semaines, stockées dans des entrepôts chez des importateurs, puis revendues à des grossistes avant d’être finalement intégrées dans une formule cosmétique. Vous comprendrez aisément qu'à destination, il n'y a plus beaucoup de vitamines et nutriments dans ce type d'huile.

À l’inverse, une huile de bourrache issue de plantes cultivées en Belgique ou en France, pressée à froid par l'agriculteur et envoyée directement par ce dernier au laboratoire de fabrication Siprès, conserve une richesse optimale en omégas et en vitamines.


Camille, fondatrice de Siprès, a comparé une huile de bourrache chinoise à une huile belge. Sur la photo, l’huile chinoise est à gauche, l’huile belge à droite. L’huile belge dégage une odeur de céréale caractéristique de la bourrache, tandis que l’huile chinoise n’a aucune odeur. Cela peut sembler pratique pour fabriquer des cosmétiques, mais ce n’est pas la même qualité : une huile végétale qui a de la couleur et une bonne odeur est un vrai signe de richesse et de qualité.

Même logique pour l’huile de tournesol. Saviez-vous qu'une grande partie de la production mondiale provient de Russie ? Une huile issue de ces grandes filières internationales peut voyager sur de longues distances, être stockée longtemps et passer par plusieurs intermédiaires avant d’arriver, sans plus aucun actif intéressant, dans un flacon, sur l'étagère de votre salle de bain. À l’inverse, une huile de tournesol belge fraîchement pressée à froid et utilisée rapidement conserve davantage ses qualités naturelles (oméga-9 et antioxydants).

Sur l’étiquette, des cosmétiques contenant ces huiles - qu'elles soient belges, françaises, russes ou chinoises peuvent être Made in Belgium.

Mais pour votre peau, la différence est réelle.


La fraîcheur : un critère invisible mais essentiel

Les huiles végétales et les huiles essentielles sont des matières vivantes. Leur qualité dépend du mode d’extraction, du temps écoulé entre production et utilisation, des conditions de transport et de la durée de stockage.

Plus une huile voyage longtemps et plus elle est stockée, plus elle risque de perdre en richesse naturelle.

C’est un peu comme en cuisine.

Imaginez une bonne salade d'été avec des haricots verts fraîchement cueillis du jardin. Puis le même plat réalisé avec des haricots verts en conserve.

Les deux sont faits maison.

Mais la qualité nutritionnelle et le goût ne sont pas comparables.

En cosmétique, c’est exactement la même chose.


L’impact carbone : l'autre partie qu'on ne voit pas

Une huile importée peut faire le tour de la planète : la graine peut traverser un océan en cargo, pour être transformée en huile dans un autre pays, puis transiter par un autre pays intermédiaire, avant que l'huile ne soit conditionnée en plus petits formats par un grossiste d'un 4e pays et soit enfin envoyée en Belgique. Pendant ce temps, cette huile sera stockée pendant plusieurs mois (ou années !).

Un produit peut donc être assemblé en Belgique tout en ayant généré une empreinte carbone importante en amont.

Le lieu de fabrication finale ne raconte qu’une partie de l’histoire.


Chez Siprès, nous allons plus loin que le “Made in Belgium”

Oui, nos produits sont fabriqués dans notre laboratoire cosmétique à Nivelles.

Mais pour nous, cela ne suffit pas.

Nous avons fait le choix de travailler exclusivement avec des producteurs belges et français pour nos matières premières. Huiles végétales pressées à froid, hydrolats distillés localement, huiles essentielles issues de circuits courts.

Les matières premières sont envoyées directement par les producteurs vers notre atelier. Cela limite les intermédiaires, réduit le transport et surtout garantit une fraîcheur maximale.

Résultat : des soins plus riches en actifs naturels, traçables, cohérents, pour votre peau comme pour la planète.


“Made in Belgium”, c’est un point de départ. Pas une finalité.

Un cosmétique peut être fabriqué en Belgique avec des ingrédients venus du monde entier.

Ou il peut être pensé de manière globale, depuis l’origine des plantes jusqu’au flacon final.

Pour nous, la véritable question n’est pas seulement : où le produit est-il fabriqué ?

Mais plutôt : d’où viennent réellement ses ingrédients, et dans quel état arrivent-ils jusqu’à votre peau ?

Et ça, ça change tout.





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